Je commence a m apercevoir certaines formes de grandes misere en Inde. Ce que j ai remarque d abord, c est le grand nombre de personnes vivants dans les rues et les vagabonds. Ce ne sont pas des religieux. Ils font les detritus et dormenet dehors, par terre.
Mais ce que je pense etre un facteur de grande misere est la misere des enfants. J ai observe aujourd hui dans les rues de Jaipur, une dizaine d enfants de 5 a 10 ans a peu pres, triant les dechets sur le trottoire. Un adolescent arriva quelques instants apres pour deposer un sac d ordures a trier.
D apres mon chauffeur, ces enfants ont une famille et ramenent quelques rouppies mais je pense qu il y a aussi des orphelins.
Je n avais pas observe cette extreme misere en chine. Il y a cependant beaucoup d enfants qui mendient a Canton mais ils sont en general accompagnes d aldultes ou envoyes par eux. La mendicite est beaucoup plus presente a Jaipur et a Delhi. En chine, je me refuse donc a donner aux enfants. De mon point de vue, cela creer un certain marche qui poussent certaines familles pauvres a envoyer leur enfants.
Maintenant ces cas sont differents, je pense, d une extreme pauvrete ou l individu n a rien de rien pour survivre. C est le cas des vagabons et des mutiles en Chine. D apres ce que je croit voir en Inde, cette extreme pauvrete touche aussi fortement les enfants. Je distribue donc des pieces de 1 rouppie frequement. Je suis convaincu que ce genre de pseudo generosite ne changera jamais ce probleme.
C est bien evidemment les regles de cette jungle economique qui cree ces differentes conditions de vie.
J ai cru comprendre que les familles qui ont de quoi nourrir leurs enfants peuvent les envoyer gratuitement a l ecole jusqu a 14-15 ans. Au dela les droit d inscriptions s elevent 50 euros par mois (d apres mon chauffeur, info a confirmer). Mais les jeunes ados pretendent a des emplois plus remunerateurs. J ai notamment visite aujourd hui des ateliers de fabrications de textiles, des bijous ou des gravures, qui exploitent les petits doigts pas chers. J ai remarque que ces ateliers sont nombreux a Jaipur. Les magasins vantent aux touristes les talents d un pseudo artiste adultes. Les visites de ces magasins sont incluses dans les circuits touristiques grace aux taxis et rickshaws qui touchent des backchiches, a chaque client amene, puis des commissions sur les ventes.
Cependant, d apres un vendeurs d un de ces magasins, la majeure partie du chiffre d affaire provient de l exportation de ces produits. Plusieurs gerants a Jaipur se sont vantes que leurs gros clients sont des boutiques a Paris et a Bangkok...
Et oui, c est bien nous, les consommateurs des pays riches, qui alimentons ce systeme.
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Vincent
Je t'embrasse
Vincent
vincent
Voyager forme la jeunesse c'est vrai et cela ouvre les yeux, quand bien même nous y sommes sensibilisés, ce n'est jamais facile de se confronter à cette réalité, et cela fait toujours mal d'avoir à enjamber des misereux pour aller se restaurer.
Rien ne justifie la misère de nos semblables mais y être sensible c'est déjà un premier pas contre, le second serait d'agir... Attention je ne cherche pas à nous faire culpabiliser, le but n'est pas de se pourrir la vie non plus parce que notre systeme crée ces inégalités, nous ne serons pas les sauveurs du monde, mais nous pouvons refuser d'être uniquement des spectateurs, soi-disant impuissants devant les conséquences de notre confort. Nous pouvons agir à notre niveau, à notre échelle et travailler ensemble pour sensibiliser un maximum de gens. Ainsi nous serons plus nombreux à reclamer un monde plus juste où il fait bon vivre !
Les belles paroles c'est bien beau et bien jolie mais maintenant on fait quoi,... Commençons par en parler comme nous le faisons maintenant, modifions notre propre comportement et expliquons le à notre entourage, ce sera déjà pas mal, le reste suivra.
La mendicité dans la rue je la vis aussi au quotidien dans la rue des enfants aux vieillards en passant par les mutilés ici en Bolivie (bien que nous en ayons aussi sur notre palier en France...) et je ne sais jamais quel attitude adopté, par contre c'est toujours un sentiment de culpabilité qui m'envahi et c'est loin d'être une solution...
Continuons à en parler et à garder les yeux ouverts, ne faisons pas comme si nous ne pouvions rien faire mais ne démoralisons pas en continuons à être heureux, c'est parfois tout ce que l'on peut partager et cela peut s'avérer utile.
Gardons le sourire le monde ne va pas si mal et les choses peuvent encore changer ! Que viva la utopia !
Alban